Les projets

LES PROJETS EN COURS

Impulser et favoriser des actions et projets autonomes

La dynamique est déjà initiée. Les mettre face à leurs envies, leurs projets par rapport à certaines activités ou vacances. Nous voulons les mettre en situation de responsabilité. Ainsi des actions ont déjà été choisies, qui vont leur permettre d’organiser des activités pour les enfants ou plus grands du quartier (ex : kermesse, tournoi de play, fête musicale, loto…) en échange de quoi ils demanderont une participation financière symbolique, qui pourra leur permettre de participer financièrement à un week end ou autre. De A à Z nous les mettons en situation de penser à toutes les étapes : projection, conception, réalisation, évaluation de l’action.

Proposition aux jeunes de 15-16 ans qui ont longtemps fréquenté le centre et qui ne viennent plus car ils se sentent « trop grands »

Repas qui a permis de leur proposer des temps de rencontre ponctuels que nous pouvons adapter en fonction de leurs envies (jeux nocturnes, rencontres de professionnels qui les intéressent). A terme, nous pouvons développer un projet autonome avec eux.

Assurer la continuité éducative sur l’axe « Discriminations »

A travers la sensibilisation à la culture hip-hop et les valeurs qui lui sont associées, nous travaillons depuis le début de la création du secteur jeune sur la lutte contre le racisme et les discriminations, la sensibilisation à la non-violence.

Les jeunes se sont engagés lors des 20 ans de la commémoration de la mort d’Ibrahim Ali par des ateliers spécifiques et la lecture de leur texte pendant l’hommage. Ils ont été conviés par le délégué du Préfet chargé des luttes contre les discriminations à rencontrer, la ministre de la ville, lors d’une de ses visites au Camp des Milles.
Les textes qu’ils écrivent sont empreints de ces valeurs.

Ils travaillent également depuis un an sur la réalisation de trousses de secours avec un créateur. Nous avons fait plusieurs ateliers de sensibilisation à ce public. Au mois de décembre, ils vont les donner via un responsable du Samu Social au Centre d’Hébergement d’Urgence de la Madrague ainsi concrétiser la rencontre avec des gens vivant dans la rue. Ces mêmes jeunes faisant des ateliers d’écriture rap nous pensons leur faire écrire un texte sur cette expérience.

Via le collectif Migrant, ils auront également la possibilité de rencontrer des migrants afin qu’ils leur racontent leur parcours. Cette proposition nous a été faite récemment.

 

Avec les plus grands : animateurs du centre et partenaires du CRIEE

Nous allons poursuivre notre partenariat avec l’IREMMO (Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient) cette année sur la réflexion et le partage autour du thème des Révoltes Arabes.

 

Objectifs :

  • permettre à des jeunes des pays du sud de la méditerranée de venir témoigner de leur vécu et de rencontrer des jeunes (issus de l’immigration ou non, issu des quartiers populaires ou non) de Marseille et plus généralement de la région PACA.
  • inviter les jeunes de Marseille et alentours à découvrir une jeunesse qu’ils connaissent très peu et sur laquelle bon nombre de clichés sont souvent véhiculés ;
  • faire de cette journée un lieu de rencontres entre les futures générations d’actifs des différents pays du pourtour méditerranéen pour débattre ensemble de l’actualité et des grandes questions de cette région et surtout apprendre à se connaître ;
  • valoriser l’expérience des associations et des jeunes engagés en région PACA.

 

Ateliers créatifs

  1. L’activité d’improvisations théâtrale se poursuit cette année en partenariat avec l’association Phart et Balises. Un atelier est proposé quasi chaque vendredi soir par le comédien et acteur Jean-Jérôme Esposito. Nous fédérons dix adolescents, quelques animateurs du centre plus un ou deux jeunes adultes du secteur. Le groupe est assidu, mobilisé, en progression. Un spectacle sera présenté à la fin de l’année en lien avec les autres groupes d’improvisations théâtrales du secteur.

 

  1. Ateliers d’écriture musicale

Cette année les jeunes ont bénéficié d’une dizaine d’ateliers sur la culturel hip hop et l’écriture rap où nous renforçons leurs acquis, travaillons sur l’ouverture musicale et leur apprenons à créer un réseau pour qu’à terme ils n’aient plus besoin de nous pour leurs projets. Les jeunes commencent à travailler en dehors des ateliers sur des textes et des projets de façon autonome.

Ils ont enregistré deux chansons avec des rappeurs marseillais reconnus.

Afin de nourrir leur ouverture culturelle, nous les avons emmenés voir deux spectacles de Danse Hip Hop au théâtre du Merlan, à un concert à l’Espace Julien, deux concerts de rap français au Molotov, aux conférences organisées au Mucem sur le hip-hop, au festival des musiques innovatrices organisées par l’AMI sur les îles du Frioul avec sensibilisation aux métiers de journalistes et d’ingénieur du son, à une exposition sur le graffiti.

Nous avons un noyau dur de dix adolescents, engagés, impliqués dans nos propositions. Ils sont demandeurs, présents, réguliers. Pendant les ateliers, lors des groupes de suivis avec nos partenaires du collège chaque mois, et avec leurs parents, nous faisons le lien avec leur scolarité.

 

Articuler l’éveil au plaisir d’écrire et un soutien aux difficultés d’apprentissage liées à la langue française.

Enjeu de fond : en leur offrant des espaces de découverte et de partage basés sur leurs centres d’intérêts, nous remettons du sens collectif là où les médias n’en ressortent trop souvent que des enjeux individuels. Cette prévention peut aller beaucoup plus loin dès lors que le soutien à la scolarité ne se réduit pas à l’accompagnement du bien-être de l’enfant via leur famille et a aussi l’ambition de soutenir la compréhension des connaissances que les professeurs leur apportent dans leur scolarité et de déceler, si besoin, des difficultés d’apprentissages spécifiques « dys ».

Il est évident que pour travailler à la réussite scolaire, la maîtrise de la langue française est incontournable. Par ailleurs, trouver des formes de stimulation à ces apprentissages est tout aussi important. C’est pourquoi nos projets articulent tout autant les moteurs des jeunes, les valeurs que nous leur transmettons et le contenu pédagogique.« Du rap français aux valeurs du hip-hop et à l’écriture poétique»

Etant donné que notre noyau dur a intégré, expérimenté lors de nos actions les valeurs de la culture hip hop (non-violence, non au racisme, tolérance, solidarité, partage) que nous voulions leur transmettre à travers leur intérêt pour le rap français, nous souhaiterions aujourd’hui, tout en poursuivant ce travail, leur ouvrir et les intéresser à l’écriture en générale. Durant les vacances de juillet nous allons initier un atelier « Poésie, slam, rap » avec Ahmadou Diagne dont le nom d’artiste est Allen Akino. Nous souhaitons que le noyau dur devienne passeurs de cette culture hip hop et de son histoire auprès des nouveaux, pour ne pas avoir à refaire ce travail et pour qu’ils soient en position de transmettre (valorisation, évaluation des acquisitions, sens qu’ils donnent à tout ce qu’ils ont découvert).

La maîtrise de la langue française, le rapport à l’écriture, à la lecture, a un impact global sur leur scolarité. Comprendre des consignes, prendre plaisir à lire et à écrire facilite les apprentissages et la scolarité en générale. C’est pourquoi maintenant que nous les avons « accrochés », nous souhaitons les mener encore plus loin (Orthographe, conjugaison, grammaire, rimes, syntaxe, culture littérature)

Au collège, les attentes du programme en français sont les suivantes: la correction de l’expression, la cohérence de la composition, le respect des consignes, la richesse et la sensibilité de l’invention.